Archive for janvier, 2012

Golddiggers

dimanche, janvier 29th, 2012

Une impres­sion dorée impo­sée à notre enthou­siasme. L’occasion d’un jeu de spé­ci­mens croi­sés entre un carac­tère des­siné par Laurent Bour­cel­lier pour une société viti­cole, et mon ami le Bréviaire.

Et vidéo:

Gold­dig­gers from Loïc San­der on Vimeo.

Coming up slowly

vendredi, janvier 27th, 2012

Montaigne au Visorion

mardi, janvier 24th, 2012

J’aime le livre, l’objet livre, et je suis un lec­teur dif­fi­cile. Enten­dez par là que je lis peu et que mon plai­sir de lec­teur est gra­ve­ment subor­donné au sujet du texte et à la qua­lité de l’écriture; j’imagine qu’il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans. Mais cette atti­tude a pour consé­quence que ma culture lit­té­raire est quasi-nulle parce que je fonc­tionne en pen­sant par défaut que tout est mau­vais. J’ai une amie qui trouve ça triste, elle a sûre­ment rai­son. Du coup, toute chose qu’une cir­cons­tance quel­conque m’a poussé à lire et qui s’est avé­rée bonne me rend enthou­siaste. Je n’ai jamais lu les Essais de Mon­taigne et je ne sais pas si je les lirai un jour; la qua­lité des clas­siques fran­çais m’échappe par l’inertie d’un pré­jugé mal­heu­reu­se­ment trop bien ancré, j’ai peine à faire le pre­mier pas pour les lire.

Pour­tant, j’ai main­te­nant un exem­plaire tout à fait unique de ce livre et je veux au moins vous par­ler de l’objet. Pour repla­cer l’arrivée sur mes éta­gères de ce livre un peu par­ti­cu­lier dans son contexte, je dois racon­ter la petite his­toire de ma ren­contre (pour l’instant vir­tuelle) avec Pas­cal Marty, fon­da­teur des Édi­tions du Viso­rion, à la démarche sin­gu­lière. Pas­cal m’a contacté un jour parce qu’il avait lu une de mes inter­ven­tions sur le forum du Typo­graphe, au sujet du manque de didones appro­priées pour un usage en texte cou­rant. Il venait me deman­der si je connais­sais des carac­tères exis­tants qui répon­daient à ces cri­tères. À ce moment-là, le Bré­viaire était encore un carac­tère que je des­si­nais pour mon plai­sir et sans ambi­tion par­ti­cu­lière. Mais face à l’opportunité de lui trou­ver un usage concret, j’ai pro­posé à Pas­cal de le reprendre plus sérieu­se­ment pour le déve­lop­per et en faire une fonte uti­li­sable pour son pro­jet. Le pro­jet en ques­tion est une édi­tion en fac-similé (inté­gra­le­ment recom­po­sée) du Traité de Typo­gra­phie d’Henri Four­nier, des années 1820–30. C’est cet inci­dent qui m’a fait tirer le Bré­viaire en direc­tion des types Didots clas­siques, tout en conser­vant les pro­por­tions glo­bales défi­nies en pre­mier lieu (gros œil & délié peu contrasté pour une didone).

Le Traité est en cours d’élaboration dans les ate­liers du Viso­rion, mais pour me remer­cier de lui avoir fourni un carac­tère ade­quat pour ce pro­chain livre, Pas­cal a tenu à m’offrir un exem­plaire du pre­mier ouvrage com­posé, imprimé et relié par ses soins, Les Essais de Mon­taigne. Autant vous dire que la valeur de l’échange me paraît bien dés­équi­li­brée et c’est moi qui suit main­te­nant recon­nais­sant de dis­po­ser d’un tel opus dont la fac­ture dis­si­mule mal les très nom­breuses heures de tra­vail qui ont dû être néces­saires à sa réalisation.

www.visorion.fr

(suite…)

La Hague

lundi, janvier 2nd, 2012

Habi­tuel­le­ment on pense à mar­quer la fin d’une année et le début de la sui­vante. Je ne trouve pas que ce soit une occa­sion à fêter, mais un moment à par­ta­ger, peut-être. Le séjour sur les côtes bre­tonnes et nor­mandes de cet été avait laissé l’envie de reve­nir dans le coin au moment de fran­chir le seuil annuel. Et c’est bien là que nous avons pu aller, à l’extrémité du Coten­tin, dans le petit recoin qu’est La Hague, célèbre sur­tout pour sa mer­veilleuse cen­trale de retrai­te­ment des com­bus­tibles nucléaires usa­gés. Outre cette ver­rue indus­trielle, c’est une région pré­ser­vée, rurale, avec un charme cer­tain et pro­ba­ble­ment radio­ac­tif. Mais pour quelques jours seule­ment, le plai­sir ne s’en est pas trouvé gâché.

Et quand au retour d’une marche humide, les uns et les autres se pré­pa­raient des bois­sons calo­ri­gènes, j’observais un bal­let régulier.